Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Evi l'impertinente

  • Le parti animaliste

    Un nouveau parti politique a été créé en novembre 2016 : le Parti animaliste promeut une évolution de société qui prend en compte les intérêts des animaux et qui repense la relation entre les animaux et les humains.

    Pour en savoir plus, adhérer et/ou faire un don : https://parti-animaliste.fr/

     

     

  • Associations : enquête sur leur gestion (Capital, publication du 21/12/2016)

    Il ne vous reste que quelques jours pour réduire vos impôts en donnant à une association. Mais le choix est vaste. Capital a comparé la qualité de gestion des principales organisations caritatives. lire la suite

    http://www.capital.fr/enquetes/revelations/associations-a-qui-donner-avant-la-fin-de-l-annee-1195307#



  • Dealing with the Killer Called Stress (Paul Watson)

    Un article très intéressant sur le stress : http://upliftconnect.com/dealing-with-the-killer-called-stress/

    Tellement vrai mais souvent très difficile à appliquer...

  • Rupture

    rupture_keep.jpgJe suis la prudence même. Risquophobe comme disent les assureurs. Alors pour éviter toute déconvenue, j’ai annulé mon week-end à Francfort la semaine dernière, car la circulation n’est déjà pas très fiable en temps normal, alors avec les inondations et la grève des transports, j’ai décidé de ne pas tenter le diable. Je me voyais déjà passant la nuit coincée dans le train ou larguée en pleine campagne allemande sans mon oreiller.

    Et revoilà le week-end. J’ai décidé de faire une petite sortie tranquille, dans Paris, en prenant une ligne de transport automatique (la ligne métro 1) pour éviter les joyeusetés de la grève. Et puis je ne risque rien côté intempéries : les eaux se sont retirées. Précautions maximales, me dis-je, précautions optimales ! Depuis le temps, je devrais savoir qu’un plan ne se déroule jamais sans accro. Surtout les miens.

    A l’allée, j’ai pu apprécier la promiscuité avec mes compagnons de voyage grâce à un trafic ralenti pour cause d’un problème d’aiguillage. Le gentil non-gréviste de l’autre côté de l’écran s’est mélangé les manettes. « Nous vous prions de nous excuser pour la gna gna gna ! ».

    Au retour, j’ai senti le boulet passer tout près : « le trafic est interrompu entre Charles De Gaule et Concorde à cause d’un colis suspect ». Mince, Paris est tellement agréable en ce moment qu’on en oublie les risques d’attentat ! Heureusement, j’étais dans le dernier métro avant l’interruption de la circulation. Lors de l’annonce de l‘incident, j’ai fait la danse de la victoire dans le wagon, au milieu des supporters suédois tout classieux avec leurs uniformes jaune poussin. Je crois que j’ai fait remonter la réputation des parisiens (parisiennes ?) de « totalement irresponsables » à « totalement cinglés ». C’est une bonne chose, ils seront plus indulgents.

    J’ai fini par monter dans le métro 11, ni surpeuplé, ni enfumé (pour info, les pneus/câbles/planchers crament souvent et ça pique les bronches et les yeux). Persuadée que j’étais désormais à l’abris de tout accident de parcours, j’ai pu apprécier à sa juste valeur le joyeux et vigoureux ballottement de la rame, signe de son bon fonctionnement. Mais arrivée à Télégraphe, j’ai découvert avec horreur que j’allais devoir me farcir à pattes le million de marches qui me séparaient de la surface, 128 mètres plus haut. Les escalateurs sont tous les deux en panne (statistiquement peu probable qu’ils disent). Un bonheur n’arrivant jamais seul, une gentille vieille dame avec une béquille et trois gros sacs est apparue sournoisement à côté de moi en bas des marches. Je vous rassure tout de suite, c’est bibi qui a monté les sacs. Avec son grand âge, son œil humide et son sourire triste, elle ne m’a laissé aucune chance. L’escroc.

    Arrivée à l’air libre, j’ai largué les sacs de parpaing et la béquille, et j’ai fini le trajet en hyperventilation. J’ai retrouvé mon souffle juste à temps pour passer en apnée. J’ai senti que j’étais arrivée avant de voir la ligne d’arrivée : les éboueurs ne sont pas passés depuis cinq jours et les déchets de trois immeubles ont pris leurs quartiers devant la seule et unique fenêtre de mon appartement.

    rupture.JPG

    Paris, je ne regrette pas nos onze années passées ensemble ; tu es grande, belle, intéressante, cultivée, tu fais rêver et tu sais te montrer charmante. Mais depuis quelque temps, rien ne va plus entre nous. Tu te laisses aller, tu es sale, tu me tapes sur les nerfs, tu ne fais plus d’effort, et pardon d’être aussi directe, mais depuis une semaine, tu pues.

    Tout est fini entre nous : je te quitte.

     

    logo_copyright.gif