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  • La porte au nez

    Aujourd’hui, j’ai perdu mes privilèges. J’ai été expulsée, rétrogradée, rejetée. Je ne compte plus parmi les favorisés.

    - « Désolé Madame, vous ne pouvez pas entrer, votre carte a expiré. »

    - « Et comment puis-je la renouveler ? »

    - « Vous ne pouvez pas, c’est automatique. Si vous n’avez pas reçu de nouvelle carte c’est que vous ne remplissez plus les critères. »

    Et vlan, dehors la gueuse !

    Adieu file d’attente raccourcie, hôtesse souriante et journaux gratuits.  Finis les fauteuils douillets, le salon chauffé et les toilettes propres. Bonjour nuisances, promiscuité et couloirs glacés, touristes exaltés, gamins agités et pigeons affamés. Dorénavant, je serai condamnée à errer comme une âme en peine au milieu des courants d’air et des papiers gras, à la recherche d’un modeste banc où poser mon séant.

    Désormais je n'ai plus accès au salon grand voyageur de la gare.

    C'est trop injuste.